Au sud de l’Espagne, en Andalousie, j’ai passé un mois dans une ferme perchée en montagne, où le temps semble ralentir. Ici, la vie suit le rythme des animaux, du soleil et des saisons. Les premiers mots qu’on m’a dits étaient “doucement doucement” et “tranquillo” : chacun se lève quand il veut, travaille quand il veut, tant que les animaux sont bien nourris et heureux.
La ferme, tenue par Antonio, vit au rythme de la nature et du feu de cheminée. Pas de radiateurs, pas de prises dans les chambres, l’eau chaude vient des bouteilles de gaz et la simplicité est partout. Les WC respectent la tradition locale : le papier ne se jette pas.
Chevaux, mulets, vaches, moutons, chèvres, chiens, poules et canards peuplent les lieux. Une partie reste sur place, mais la majorité des vaches et chevaux vagabondent librement dans la montagne, certaines avec un GPS pour rester dans la zone. Il est impressionnant de voir à quel point elles répondent à l’appel d’Antonio.
On vit ici au jour le jour, entre balades à cheval ou à dos de mulet, travaux simples, et moments au bar où l’on boit et mange des tapas en même temps. La ferme est en bio, produit de l’huile d’olive, et élève une race de vaches locale menacée de disparition.
Aujourd’hui, la météo est franchement mauvaise, mais en règle générale, le climat est généreux : soleil en journée, parfois au point d’être en tee-shirt, et des soirées très froides, avec déjà plusieurs nuits de gel. Une vie rude, authentique, mais incroyablement vivante.